Imaginez : vous venez de pitcher votre offre.
Mais votre interlocuteur n’est pas un humain.
Oups.
On est en 2027 et personne ne peut plus l’ignorer.
C’était l’agent I.A de votre prospect (ouai) qui a comparé 30 offres en 4 secondes chrono, éliminé 28.
Puis, il vous a sélectionné… ou pas !
Vous allez me dire qu’on est pas dans Black Mirror.
Mais, c’est déjà là.
J’ai rencontré Karen à un événement organisé par mon amie Hélène.
Son point de vue sur l’I.A est tellement avancé (et différent de ce qu’on entend partout), que j’ai voulu vous en faire profiter.
L’épisode complet est là , et vous devriez l’écouter en enteir parce que c’est une tuerie.
1. B2A : votre futur client est un agent I.A, que ça vous plaise ou pas
On connaît le B2B (business to business) et le B2C (business to consumer). Mais qui se prépare au “B2A”, le “Business to Agent”.
Moi, je me passionne pour le sujet, même si presque aucun contenu n’existe encore là-dessus.
Concrètement, on le sait déjà…
Demain, votre prospect va déléguer ses achats à un agent I.A. L’agent cherche, compare, négocie et présente une recommandation au humain pour validation finale.
Qu’est-ce qui me fait dire ça ?
Moins de temps avant l’achat : -47 % du temps de réflexion avant de finaliser un achat (car l’IA a pré-validé)
Délégation socialement OK : 34 % des cyberacheteurs se disent à l’aise avec l’idée de laisser une IA effectuer directement les sessions d’achat à leur place.
+69 % de revenus : C’est la part des commerçants utilisant l’IA générative qui rapportent une augmentation directe et mesurable de leur chiffre d’affaires. [1, 2]
“On est en train de passer d’un commerce entre humains à un commerce entre agents. Si votre business n’est pas préparé pour ça, vous n’existez pas pour les agents donc vous n’existez pas pour leurs utilisateurs.” - Karen
Hack 💡
La question à vous poser cette semaine :
"Si un agent IA cherchait ce que je vends, est-ce qu'il me trouverait ?
Et si oui, est-ce qu'il comprendrait mon offre, mon prix, ma différence ?"
Si la réponse est non à l'une des deux, c'est votre chantier n°1.2. GEO is the new SEO : la nouvelle vitrine, c’est le… prompt
L’un ne remplace pas l’autre, disent-ils…
MAIS bon, on sait QUI dit ça et pourquoi (ne soyons pas naifs).
Oui, optimisez pour les deux, mais on sait comment ça va finir.
Google lit des mots-clés.
Les agents IA lisent des structures de données, des métadonnées, des schémas sémantiques.
Ils ont besoin que votre offre soit, “agent-friendly”, pour ne pas dire “agent-first” (d’abord pensé pour les agents).
Karen parle de “tags data” des métadonnées invisibles pour l’humain mais essentielles pour les agents :
Qui vous êtes
Ce que vous faites
Pour qui
À quel prix
Dans quelles conditions
Hack 💡
Les LLM interrogent directement les catalogues de données via des API.
Vos fiches produits doivent être ultra-complètes et conversationnelles (ex: mentionner qu'une robe est idéale pour "un mariage en été" et non pas juste écrire "belle robe").
Karen vous donne son meilleur conseil dans l'épisode, foncez écouter ;)3. Le Command Center : bienvenue dans Big Brother !
Karen utilise un concept qu’elle appelle le “command center” : un agent IA central qui pilote l’ensemble de vos outils et automatise les tâches qui ne nécessitent pas votre jugement.
Pas juste ChatGPT ouvert dans un onglet mais un vrai chef d’orchestre (ou tyran 🤐) connecté à votre agenda, vos emails, vos fichiers, vos outils, etc.
Le CEO d’aujourd’hui manage des humains.
Demain, il sera “Chief AI Officer” et managera des agents.
Et ce qui est frappant, c’est que les premiers résultats arrivent très vite parce que les gains de temps sur les tâches répétitives sont immédiats et massifs.
Hack 💡
Avant de choisir quel agent IA déployer, faites cet audit :
1. Notez chaque tâche répétitive de votre semaine.
2. Pour chacune, posez-vous : "Est-ce que cette tâche nécessite mon jugement
ou juste de l'exécution ?"
3. Tout ce qui est "juste de l'exécution" peut être délégué à un agent.
→ Commencez par la tâche la plus chronophage. Une seule. Cette semaine.Euh, qui va payer tout ça ?
Le B2A n’est pas juste une tendance : mais un changement de système.
Un agent IA ne peut pas avoir de carte bancaire.
Il ne peut pas passer par une banque traditionnelle, avec des délais, des contrôles, des horaires d’ouverture.
Pour qu’un agent achète en votre nom, il faut une monnaie programmable, automatisable, disponible 24h/24 et sans frontière.
Karen dévoile dans l’épisode quelle est cette monnaie et pourquoi ça va TOUT changer.
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Je trouve ça effrayant... Et franchement tout sauf sexy. Ça ne donne pas envie de vivre dans ce monde là. Combien de datacenters, de crises de l'eau, de conflits d'usage pour cette horreur ?
L'histoire en marche va finir par se confronter à la géographie du monde... On devra choisir entre mourir de soif pour qu'un agent puisse automatiser nos choix ou assumer d'utiliser encore son cerveau...
Je viens de poser la question à ChatGPT : "tu connais la newsletter payante Bonheur & Cash, ça vaut le coup ?"
Sa réponse est folle, un petit extrait : "Donc : 8/10 en rapport qualité/prix, mais probablement 6/10 pour toi spécifiquement, parce qu'une partie des contenus financiers risque de te sembler déjà acquise."
Il fait un audit classique de recommandation (8/10), mais il utilise aussi mes anciennes conversations pour personnaliser la note (6/10).
Et j'aime beaucoup sa conclusion :
"Je ferais simplement ceci :
→ prends les 7 jours gratuits → ouvre le Coffre-Fort → regarde 5-10 ressources → vois si tu en trouves au moins 2-3 que tu aurais réellement envie d'utiliser."